Préparer sa fête médiévale ou historique : démarches et délais

Préparer sa fête médiévale ou historique

Les arquebusiers de l'Est

Une fête médiévale, un festival historique, un camp ouvert au public : voici les démarches, dans l’ordre, avec les délais à connaître et les outils de l’annuaire pour trouver vos troupes et faire venir le public.

À lire avant Ce guide résume les règles nationales, chacune avec sa source officielle, lues le 1er novembre 2026. Il ne remplace ni votre mairie ni votre préfecture : elles ont souvent leurs propres délais et peuvent demander davantage. Quand une règle n’est pas tranchée par un texte, nous le disons et vous renvoyons vers elles.

1. Le calendrier

Les délais fixés par les textes, du plus long au plus court. Votre mairie peut en demander d’autres : demandez-lui dès que la date est choisie.

Plusieurs mois avant
Choisir le lieu et obtenir l’accord de la commune ou du propriétaire. Contacter les troupes : elles remplissent leur saison longtemps à l’avance. Demander les subventions, chaque financeur ayant son calendrier.
Entre un an et un mois avant
Si la fête est payante et peut dépasser 1 500 personnes : la déclaration au maire (voir « Le lieu et la mairie »).
Tôt
L’autorisation de buvette et l’autorisation d’occuper le terrain ou la voie publique : pas de délai national, chaque mairie fixe le sien.
Au moins 15 jours avant
L’autorisation de la SACEM, pour bénéficier de la réduction.
Entre 15 et 3 jours avant
La déclaration d’un défilé sur la voie publique, sauf s’il fait partie des usages locaux.
8 jours avant
Pour un chapiteau ou une tente qui reçoit 50 personnes ou plus : l’extrait du registre de sécurité à transmettre.
Après la fête
Pour une brocante : le registre des vendeurs à déposer en mairie, au plus tard 8 jours après.

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2. Le lieu et la mairie

Occuper la voie publique, une place ou un terrain communal demande une autorisation de la commune. Il n’y a pas de délai national : chaque commune fixe le sien. Sur un terrain privé, il faut l’accord du propriétaire, de préférence par écrit.

Un défilé ou un rassemblement sur la voie publique se déclare en mairie, entre 15 et 3 jours francs avant. Les sorties conformes aux usages locaux, comme une fête de village traditionnelle, en sont dispensées. Pour une fête nouvelle, c’est la mairie qui dit si elle entre dans ces usages : renseignez-vous auprès d’elle.

Une manifestation à but lucratif qui peut réunir plus de 1 500 personnes, public et organisateurs compris, se déclare au maire au plus tôt un an et au plus tard un mois avant. Le maire peut alors exiger un service d’ordre. Certaines préfectures demandent davantage : comptez au moins un mois, plus si votre préfecture le demande.

Sur l’annuaire Vous cherchez un lieu ? Châteaux, musées et sites qui accueillent des troupes ont leur fiche : les lieux historiques.

Sources : Code de la sécurité intérieure, L211-1 et L211-2, Service-Public F21899, Code général de la propriété des personnes publiques, L2122-1, Service-Public F31613, Code de la sécurité intérieure, R211-22 à R211-24 et L211-11.

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3. Les troupes

Les troupes de reconstitution sont pour la plupart des associations de bénévoles. Ce qu’elles veulent savoir dès le premier message : les dates et le lieu exact, la période et le thème, ce que vous attendez d’elles (campement, combats, ateliers, défilé), le terrain (place, eau, bois de feu, paille), et l’accueil (repas, sanitaires, nuit sur place, défraiement).

Sur l’annuaire Annoncez votre fête : le site vous propose les troupes de votre période autour du lieu, leur écrit pour vous, et vous suivez leurs réponses sur une seule page. Dites ce que vous cherchez (« Nous cherchons ») : votre fête apparaît parmi les fêtes qui cherchent des troupes. Pas encore de dates ? Un projet en préparation suffit. Le détail : trouver des troupes.

Le défraiement des bénévoles

Vous pouvez rembourser aux bénévoles leurs frais réels, sur justificatifs et en proportion de ce qu’ils ont engagé, par exemple leurs kilomètres. Un forfait n’est admis que s’il reste proche des frais réels. Un bénévole peut aussi renoncer à ce remboursement : c’est alors un don à l’association.

Les armes de démonstration

Participer à une reconstitution historique est un motif légitime pour transporter certaines armes jusqu’à la fête, et les porter pendant la manifestation. Les armes à feu se transportent de façon à ne pas être utilisables immédiatement. Remettez à chaque troupe une attestation de participation : elle justifie le transport en cas de contrôle. Pour les combats et le tir à poudre noire devant le public, renseignez-vous auprès de votre préfecture : nous n’avons pas trouvé de règle nationale claire.

Les rapaces

Pour un spectacle de fauconnerie, demandez au fauconnier son certificat de capacité et l’autorisation d’ouverture de son établissement.

Sources : associations.gouv.fr, les frais des bénévoles, Service-Public F1132, Code de la sécurité intérieure, R315-3 et R315-4, Service-Public F2252, Code de l’environnement, L413-2 et L413-3.

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4. Artistes payés et musique

Payer des artistes

Une association, une mairie ou un comité des fêtes qui embauche directement des artistes (musiciens, conteurs, comédiens) les déclare au GUSO, gratuit et obligatoire. Au-delà de 6 représentations par an, il faut une licence d’entrepreneur de spectacles ; chaque groupe sur scène compte pour une représentation. Si vous achetez le spectacle à une compagnie, avec un contrat de cession, c’est elle l’employeur : pas de GUSO pour vous.

La musique et la SACEM

Une fête associative, même gratuite, demande une autorisation de la SACEM dès qu’on y diffuse ou joue de la musique. Une musique dont l’auteur est mort depuis plus de 70 ans ne donne pas lieu à des droits d’auteur, mais l’autorisation reste nécessaire si l’arrangement, l’enregistrement ou l’interprétation est protégé. La demande se fait en ligne ; faite au moins 15 jours avant, elle donne droit à une réduction. Pour les tarifs, voyez directement la SACEM.

Sources : guso.fr, Service-Public F1928, ministère de la Culture, l’organisateur occasionnel de spectacles, Service-Public F31621.

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5. Buvette et repas

Une association peut tenir une buvette pendant ses manifestations avec l’autorisation du maire, cinq fois par an au plus. Seules les boissons sans alcool et celles du groupe 3 sont permises : vin, bière, cidre, poiré, hydromel, et liqueurs jusqu’à 18°. Il n’y a pas de délai national pour la demande : faites-la tôt.

Pour les repas, la règle tient à la taille : quelques repas préparés de temps en temps par les bénévoles ne se déclarent pas, mais la nourriture servie doit toujours être sûre. Avec un traiteur, c’est lui qui fait les démarches. Les seuils varient selon les départements : renseignez-vous auprès de la direction départementale de la protection des populations (DDPP) de votre département.

Sources : Code de la santé publique, L3334-2, Code de la santé publique, L3321-1, Service-Public F24345, DDPP de Charente-Maritime, les repas d’associations.

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6. Le marché

Depuis le 28 mai 2026, une vente au déballage, comme un marché d’artisans, n’a plus à être déclarée en mairie. Restent deux limites : deux mois par an au plus au même endroit, et deux participations par an au plus pour un particulier. La fiche Service-Public décrit encore l’ancienne déclaration et des décrets d’application sont attendus : vérifiez auprès de votre mairie.

Pour une vente d’objets d’occasion, une brocante ou un vide-greniers, l’organisateur tient un registre des vendeurs, coté et paraphé, qu’il dépose en mairie au plus tard 8 jours après. Un marché d’artisans qui vendent leurs créations neuves ne semble pas concerné, mais aucun texte ne le dit expressément : en cas de doute, demandez à votre mairie.

Sur l’annuaire Forgerons, couturières, potiers, libraires : les artisans et prestataires, par période et près de chez vous.

Sources : Code de commerce, L310-2, Service-Public, actualité A18948, Service-Public F1813 (pas encore à jour), Code pénal, R321-9 et R321-10.

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7. Sécurité, chapiteaux et feux

Les chapiteaux et tentes ouverts au public

Une tente ou un chapiteau fermé qui reçoit 50 personnes ou plus suit les règles des chapiteaux, tentes et structures : il faut l’autorisation du maire avant l’ouverture, et l’extrait du registre de sécurité est transmis 8 jours avant. De 20 à 49 personnes, la tente doit avoir deux sorties, une toile classée M2 et une installation électrique protégée. Les tentes du campement des troupes, qui ne reçoivent pas le public, ne sont pas visées.

Les secours

Le maire ou le préfet peut imposer un dispositif prévisionnel de secours, tenu par une association agréée de sécurité civile (Croix-Rouge, Protection civile…). Demandez-leur si votre fête en a besoin, et prévoyez-le dans le budget.

Les feux de camp

À moins de 200 mètres des bois et forêts, seuls le propriétaire du terrain et ceux qu’il autorise peuvent faire du feu. Le préfet peut aussi réglementer ou interdire le feu par arrêté, en cas de sécheresse. Demandez l’accord écrit du propriétaire, et regardez l’arrêté préfectoral en vigueur dans les jours qui précèdent.

Sources : arrêté du 25 juin 1980, chapitre CTS, réponse ministérielle n° 8307 (2008), Code forestier, L131-1 et L131-6.

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8. L’assurance

Pour une fête, l’assurance de l’association n’est pas obligatoire par la loi, mais elle est fortement recommandée. Prévenez votre assureur avant la fête : il dira si votre contrat couvre l’événement, le public, le terrain et le matériel. La mairie, le propriétaire du terrain ou un financeur peuvent aussi l’exiger. Demandez de même aux troupes si elles sont assurées pour leurs activités.

Source : Service-Public F1124.

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9. Le financement

Une subvention se demande avec le formulaire Cerfa n° 12156 ou sur la plateforme du financeur, comme Le Compte Asso : chaque commune, département ou région a sa procédure et son calendrier, à demander tôt.

Si votre association est d’intérêt général, ses donateurs ont droit à une réduction d’impôt : 66 % du don pour un particulier, 60 % pour une entreprise. Ce statut n’est pas automatique : vérifiez que votre association y a droit avant d’en parler à vos donateurs.

Sources : associations.gouv.fr, demander une subvention, Service-Public F426, Service-Public F22263.

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10. Faire connaître la fête

Sur l’annuaire Annoncée sur l’annuaire, votre fête entre dans l’agenda, sur la fiche de chaque troupe participante et dans les alertes des visiteurs abonnés autour du lieu. Sa page « Faire connaître » vous donne un visuel pour les réseaux sociaux, un QR code et une affichette à imprimer.

Les photos

Dans un lieu public, vous pouvez diffuser des photos de la fête sans demander l’accord de chacun, tant qu’elles montrent la manifestation, respectent la dignité des personnes et ne servent pas à vendre. L’accord est nécessaire pour la photo d’une personne isolée et reconnaissable.

Source : Service-Public F32103.

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